Métiers Animation

Le Crajep, Comité Régional des Associations de Jeunesse et d’Education Populaire a initié ce projet en réponse aux difficultés récurrentes observées depuis plusieurs années dans le secteur de l’animation socioculturelle et sociale en région Centre – Val de Loire. Nos échanges et nos travaux avec des acteurs de la formation, de l’orientation et de l’insertion nous ont démontré que les constats que nous faisions étaient partagés. La région Centre – Val de Loire souffre d’un déficit de qualification des professionnels de l’animation. De 477 diplômes délivrés dans le champ Jeunesse et Sports (Beatep, Bpejps, Dejeps, … toutes voies comprises, source Drajes) en 2009 en région Centre – Val de Loire, nous sommes à 333 en 2019, soit une diminution de 30%.
Alors que sur les dix dernières années, le secteur a vu son nombre de structures permanentes (ouvertes toute l’année) augmenter avec le renforcement des politiques Enfance-Jeunesse, la reprise en gestion directe de certaines activités de loisirs par les collectivités ou le renforcement de l’offre de loisirs éducatifs sur les territoires les plus dynamiques.

Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes :

 

En 2019, avec 333 diplômés, la région Centre – Val de Loire figure à la 12ème place des régions en nombre de diplômes Cpjeps, Bpjeps, Dejeps et autres qualifications, devant la Réunion (186) et la Corse (109). Derrière la Normandie qui totalise 817 diplômés, soit 146% de plus que la région Centre – Val de Loire… A démographie régionale quasi équivalente (2 786 205 habitants contre 2 562 431), la région Bourgogne – Franche – Comté a formé 920 diplômés en 2019, soit presque trois fois plus.
Le Top 15 des diplômes du secteur démontre que parmi les 333 diplômés, seulement 57 relèvent d’une formation en lien avec les métiers de l’animation hors secteur sportif, soit 17% des diplômés. 83% des qualifications obtenus relèvent du secteur sportif avec principalement des Bpjeps Educateur sportif…
Les métiers de l’animation sont composés à 70% de femmes. Dans les données de salariés qualifiés en 2019, les femmes représentent moins de 40% des diplômés. Ce qui conforte l’idée que les qualifications suivies le sont principalement dans le secteur sportif plus « masculinisé ».